Pourquoi l’ai-je choisi ?

Ce n’est pas pour rien que l’aloès commun est devenu très tendance ces dernières années. Qui s’intéresse un tant soit peu aux cosmétiques naturels et aux petits remèdes faits maison connait certainement les vertus de cette plante appelée couramment “aloe vera”. Les informations à ce sujet sont tout simplement innombrables, tout comme le sont les adeptes de l’aloès. J’ai certes moi-aussi un faible pour les produits naturels mais c’est surtout par intérêt esthétique et pour sa facilité de culture que je l’ai choisi. Planter un aloès, c’est mettre une petite touche d’exotisme sur son balcon (et plus tard dans sa maison) ainsi que dans ce défi. Et ses petits airs de cactus ne trompent pas. Il s’agit bien d’une plante désertique (ou presque) qui sera particulièrement adaptée aux climats torrides régnant sur beaucoup de balcons et terrasses en été.

Portrait

Famille et origine

Selon les classifications les plus récentes, l’aloès commun fait partie de la famille des Xanthorrhoeaceae (ouf, pas oublié de lettre) et plus précisément du genre Aloe dans lequel il existe environ 500 espèces. S’il est connu sous le nom très répandu d’“Aloe Vera” qui signifie “Aloe véritable”, on le trouve aussi sous le nom savant d’“Aloe vulgaris” ou d’“Aloe Barbadensis”. Plusieurs noms scientifiques, des changements de familles… Tout ceci n’est pas toujours très clair mais cela est sans-doute dû à sa longue histoire. Car son origine également se perd dans la nuit des temps. Aujourd’hui, on pense qu’il est originaire de la péninsule arabique. De là, il se serait répandu en Europe sur le pourtour méditerranéen, puis dans toutes les zones tropicales et subtropicales d’Asie et d’Amérique. Dans tous les cas, ses propriétés sont réputées depuis l’Antiquité et son utilisation connue dans la plupart des médecines traditionnelles.

Besoins climatiques et nutritifs

L’aloès commun est une plante succulente parfaitement adaptée aux climats chauds et semi-désertiques de notre planète. Autant dire que ses besoins nutritifs et en eau sont plus que modestes. Il est donc plus probable qu’un aloès succombe à un excès d’eau qu’à un manque. C’est par conséquent l’arrosage qui demandera un peu de doigté. Pour partir sur de bonne base, l’aloès a besoin d’un sol léger voire sableux et surtout bien drainé. Pour cela, vous pouvez avoir recours à un terreau pour cactus. Autre possibilité, si comme moi vous n’êtes pas fan des terreaux spéciaux, mélangez un terreau universel à du sable, des billes d’argiles ou tout autre matériau drainant (j’utilise aussi de la perlite par exemple).

Pour ne pas risquer de noyer votre aloès, ne l’arrosez que quand la terre est bien sèche en surface et videz la soucoupe après quelques minutes. Au besoin, il vaut mieux l’arroser avec parcimonie et plus souvent. En période de croissance, et selon les températures environnantes, cela peut être une fois tous les 10-15 jours. En hiver, en période de repos, une fois par mois. Si toutefois le bout des feuilles se dessèche, votre aloès manque d’eau. Prenez garde également à ne pas arroser les feuilles ou à laisser stagner de l’eau aux aisselles des feuilles.

L’aloès commun n’a par ailleurs besoin que de très peu d’engrais. En période de croissance, au printemps 2 ou 3 apports d’engrais liquide tous les 15 jours, et c’est tout.

L’aloès et le soleil

Enfin, il a gardé de ses origines un goût prononcé pour la lumière. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait croire en raison de ses allures de cactus, il vaut mieux être prudent avant de l’installer en plein soleil. Danger de coup de soleil !  Evitez de le placer en plein soleil de midi dans ses premières années. De même, à la sortie de l’hiver, habituez-le à nouveau lentement au soleil dans ses quartiers d’été et préférez au début la mi-ombre. Le mien que j’avais placé trop vite au soleil a bruni. Mais après quelques semaines passées en retrait, il a retrouvé sa belle couleur verte. Enfin, dans les régions humides, placez-le à l’abri de la pluie mais également du vent, car il a tendance à se renverser facilement.

Entretien

En respectant les préférences climatiques de l’aloès commun, vous n’aurez que très peu de travail d’entretien. Ayant une croissance assez rapide par rapport aux autres succulentes, il peut être nécessaire de le rempoter tous les 2-3 ans au printemps. En tout cas, rempotez-le au plus tard quand vous ne trouvez plus la place pour arroser la terre !

Si les feuilles sèchent à la base, vous pouvez les enlever délicatement pour que votre aloès reste joli.

L’aloès commun en hiver

Encore une chose importante à savoir, l’aloès est certes persistant (il reste vert à toutes les saisons) mais il n’est pas rustique. Si les températures chutent au-dessous de 10°c, il faut le rentrer dans ses quartiers d’hiver. Le mieux est un endroit bien lumineux, un jardin d’hiver ou un rebord de fenêtre dans une pièce avec des températures entre 10 et 15°c.

Là, n’oubliez pas de contrôler régulièrement s’il n’est pas attaqué par des nuisibles comme les cochenilles qui aiment particulièrement les plantes grasses et le climat chaud et sec des appartements en hiver. Les cochenilles s’éliminent par ailleurs avec un chiffon imbibé d’eau savonneuse ou un coton tige trempé dans de l’alcool ménager. Cette opération est à répéter jusqu’à disparitions des hôtes indésirables.

Enfin, vous pouvez multiplier votre aloès commun en le divisant (lors d’un rempotage par exemple). Pour cela, enlevez les petites rosettes secondaires et placez-les dans un substrat très sableux. Lorsque vos nouvelles recrues auront atteint une taille de 15cm environ, rempotez-les.

L’aloès commun sur le balcon

Les succulentes sont très à la mode et l’aloès ne fait pas exception. Comme toutes ses cousines, il est facile d’entretien, se contente de peu et supporte très bien les chaleurs estivales sur les balcons les plus exposés (attention toutefois aux coups de soleil s’il est encore jeune ou en début de saison, j’en ai déjà parlé).

Avec ses airs de gentil cactus (ses épines ne sont pas méchantes), il met immédiatement une ambiance exotique sur tous les balcons. Pour le mettre en valeur, plantez le dans un pot seul. Personnellement, je le trouve le plus beau lorsqu’il est placé “en solitaire”.

Et si les recettes naturelles vous attirent, sachez que vous pouvez récolter une feuille de temps en temps. Pour cela, coupez-la à la base avec un couteau tranchant. Choisissez un endroit pas trop voyant pour ne pas défigurer votre aloès. A noter : les vertus de l’aloès ne se développent pleinement qu’après 2 ou 3 ans. Prenez donc patience si votre plante est encore jeune.

Recommandation : sous conditions

Malgré sa popularité actuelle et ses avantages indiscutables, l’aloès n’est pas fait pour tous les balcons. Tout d’abord, il a besoin de soleil même si pour lui aussi le soleil des heures les plus chaudes est à consommer avec modération. Mais surtout, il faut lui chercher une place appropriée pour l’hiver car il ne supporte pas les températures au-dessous de 10°c. Si vous pouvez lui offrir de bonnes conditions à la saison froide, tentez votre chance. Certains voient en lui une plante d’intérieur mais sur un balcon orienté au sud, à l’est ou à l’ouest, il fera des merveilles.

Et vous, que pensez-vous de l’aloès ? En cultivez-vous sur votre balcon? N’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires ci-dessous.

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