Pourquoi l’ai-je choisi ?

Quand on vous dit “fines herbes”, à qui pensez-vous en premier ? Que ce soit dans la cuisine, ou au jardin, le persil est tout simplement LA plante dont on ne peut pas se passer.  Il arrondit agréablement les crudités, les salades, les potages et beaucoup d’autres plats. Par ailleurs, il y ajoute une touche vitaminée car il est riche en vitamines C et A.

Au balcon, le persil a été une des premières plantes que j’ai cultivées. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, les aromates, dont le persil fait partie, prennent peu de place et sont en général faciles d’entretien. De plus, il est possible de les récolter assez rapidement et pendant une longue période. Ceci procurera une satisfaction “longue durée”, du genre “c’est moi qui l’ai fait”. Et enfin, on n’utilise toujours les aromates qu’en petites quantités et ils perdent leur fraîcheur très rapidement. Avec du persil sur pied, fini donc les bouquets d’herbes mis à la poubelle.

Par ailleurs, vous n’aurez aucune difficulté à vous procurer des graines ou un pied. On en trouve partout dans le commerce.

Portrait

Famille et origine

Le persil appartient à la famille des apiacées, appelées également “ombellifères”, en raison de leurs inflorescences (tige ou se trouvent les fleurs) justement en forme d’ombelles.  D’autres membres de cette famille sont eux-aussi bien connus dans les potagers puisqu’il s’agit des carottes, du fenouil, de la coriandre, de l’aneth ou du cerfeuil par exemple.

C’est un aromate originaire du bassin méditerranéen, où il pousse encore parfois sous forme sauvage. Il n’en a pas l’air comme ça, mais on le considérait en Grèce antique comme une plante sacrée qui est même évoquée dans l’Odyssée. Chapeau ! Il répond par ailleurs au doux nom scientifique de “petroselinum crispum”.

Besoins nutritifs et climatiques

Le persil a gardé de son origine méditerranéenne le goût du soleil. Cependant, il n’aime pas les expositions directes, les bains de soleil ne sont donc pas trop son truc. Il supporte d’ailleurs la mi-ombre et comme les aromates à feuilles bien vertes et tendres, il a besoin d’un arrosage régulier dans une terre bien drainée.

En ce qui concerne les besoins nutritifs, il ne dit pas non à un petit apport d’engrais de temps en temps. Le mieux est d’utiliser un engrais “longue durée” au début du printemps comme du compost bien mûr ou de la corne broyée.

Même si on trouve parfois en supermarché des pieds de persil “prêts à manger”, ils ne sont en général pas faits pour durer. Notre aromate a besoin d’espace pour bien pousser et la distance aux plantes voisines devra être idéalement de 15-20 cm. Cependant, si vous avez un pot de persil du supermarché, tout n’est pas perdu. Mettez-le dans un pot plus grand, il aura plus de chance de bien se développer.

Culture et entretien

Le meilleur moyen d’obtenir du persil est de faire des semis soi-même. Pour cela, le plus simple est de le semer directement dans un pot, ce qui est possible de mars à début juillet. Les graines se plantent à environ 2-3 cm de profondeur et se gardent bien humide. Un truc découvert sur Rustica qui me semble intéressant, est de mélanger les graines à du marc de café pour bien conserver l’humidité. A essayer au printemps ! Le persil peut mettre quelques semaines à germer, ne perdez pas patience. Dès que les plantes ont quelques feuilles, éclaircissez (c’est à dire, enlevez les plants les plus faibles en les tirant simplement hors de terre) pour laisser la place aux plus forts. Si c’est la première fois pour vous, essayez plutôt le persil plat. Il est moins délicat que le persil frisé, même si ce dernier est plus joli.

Le persil est une plante rustique (qui supporte le froid) et bisannuelle. L’hiver, la croissance est ralentie mais il est tout de même possible de récolter les feuilles, avec modération toutefois. N’oubliez pas de l’arroser copieusement de temps en temps, même à cette saison. Au printemps de la deuxième année, il fleurira et alors, ne consommez plus ses feuilles. En effet, roulement de tambour…, notre aromate en apparence inoffensif produit à la floraison de l’apiol ou “camphre de persil”, une substance toxique si on l’absorbe en grandes quantités. D’ailleurs, les graines de persil elles aussi en contiennent. Qui aurait pensé ça de notre petit persil des jardins?

Si vous ne pouvez pas vous passer de persil pendant quelques semaines, il faudra donc en semer tous les ans. L’autre possibilité est de récolter les graines à la floraison directement dans un autre pot, et donc de recommencer le cycle. C’est ce que je vais essayer de faire cette année.

Ravageurs du persil

Le persil ne semble pas être particulièrement sensibles aux ravageurs. Sur mon balcon, j’ai déjà trouvé des pucerons et des aleurodes (petites mouches blanches) sur mon persil sans qu’il en ait souffert beaucoup. La mouche de la carotte semble aussi s’y attaquer, mais je n’en ai jamais eu sur mon balcon (ni de carottes d’ailleurs…)

Usage sur le balcon

Le persil est l’aromate indispensable à qui veut commencer un potager sur son balcon. Il permet de découvrir les joies des semis et ne prend pas beaucoup de place même à l’âge adulte (il peut atteindre de 30-50cm). Après environ 8 semaines après les semis, il sera possible de prélever directement à la source des herbes toujours fraîches. Pour cela, on peut couper quelques tiges au ciseau et il paraît qu’il peut même supporter 2 à 3 coupes radicales par an (je n’ai pas essayé). Si vous ne voulez pas récolter les graines, il est possible aussi de récolter complètement les feuilles avant la floraison (c’est là que les arômes seront les plus forts) et de congeler les feuilles. Pour en savoir plus sur la conservation des aromates, allez voir également cet article.

Voisinage

Quand on se met à la recherche de voisins pour le persil, les choses se compliquent quelque peu. Pour commencer, ne plantez pas le persil à proximité de plantes de la même famille. Cela vaut aussi pour la rotation des cultures (sauf si on change la terre). Ne le replantez donc pas au même endroit. Le persil est en effet incompatible avec lui-même

Dans les bons voisinages, on note les tomates, les fraises, les radis, les oignons et le souci. Quant à la ciboulette, les avis divergent. Je les ai déjà plantés l’un à côté de l’autre dans le Kubi : le persil a bien poussé, la ciboulette non. On dit aussi qu’il déteste la salade (sauf dans le saladier, bien sûr!). Pour simplifier, j’ai planté le persil, ce petit capricieux, tout seul dans son pot. Là, j’ai eu de beaux résultats.

En résumé, en conclusion

Je trouve que le persil ne doit manquer sur aucun balcon-potager. C’est un aromate dont on peut toujours avoir l’usage et sa culture est relativement simple. A part si votre balcon est toujours à l’ombre, il peut pousser partout. Seules choses indispensables : des arrosages copieux et réguliers ainsi qu’une terre moyennement riche. Notez bien qu’en pot, les plantes ont toujours besoin d’un peu plus d’eau qu’en pleine terre, car l’espace disponible est très limité.

S’il est bien parti après les semis, le persil est une plante robuste qui ne demande pas beaucoup de soins.

Recommandation : absolument (ou presque)

Le persil est un super aromate pour commencer avec son balcon-potager. Il ne prend pas beaucoup de place, il est rustique et mettra une touche de verdure sur votre balcon toute l’année. En plus, vous récolterez des herbes fraîches à toutes les saisons. A planter donc sans modération !

Si vous aussi vous avez du persil sur votre balcon, dites-nous dans les commentaires si vous en êtes contents!

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